28 avril 2007
Un p'tit coin d'parapluie, contre un coin d'paradis
Il pleut, mais tu ne veux pas te mouiller,
parapluie fermé.
Des mois que mon coeur ne brille plus,
fatigué.
Je n'aurais jamais dû te dire
"prends soin de toi, surtout ne prends pas froid",
et avec le temps...
Avec le temps vas, je vois
qu'il ne faut pas traverser la vie à essayer
De passer entre les gouttes.
Laissons ça aux malades, aux paralysés d'émotions
qui mettent des chaussons au bout de leur lèvres
et au bout des doigts des glaçons
pour faire tomber la fièvre.
Il pleut, je ne suis pas sortie,
parapluie cassé.
Simplement j'espérais que tu viendrais,
Mais tu m'as prise au mot,
Tu vas être bien sage et ne pas t'éclabousser.
Moi, j'avais juste rêvé que tu ouvrirais
cet abris des jours gris.
Je t'aurais dit merci, je t'aurais souris, je t'aurais offert
un p'tit coin d'paradis, contre un coin d'parapluie
03 avril 2007
Même si
Même si je te suis du regard
Chaque fois que je sors, le soir,
Puis que tu joues à fuire
Pour mieux te laisser séduire.
Et que tu caresses mes contours des yeux,
Lorsque je me retourne pour te laisser faire,
Croyant que c'est toi qui mènes le jeu,
Comme si tu étais le dernier sur terre!
Même si je feins d'être troublée
Lorsque le hasard nous fait croiser
Dans un même axe mystère et désir
Et qu'on ne sait plus comment maîtriser
Chaque pas qui reste à venir.
Sache, que toujours, à chaque tremblement,
À chaque semblant de faiblesse émanant,
Il y a une femme qui dirige mes élans,
Une Eve blasée par un insipide Adan
Qui mets dans l'amour ce qu'elle peut de piment.
