À l'ombre d'un olivier en fleurs

un petit coin, à l'ombre, loin du bruit, pour rêver, lire, écrire, partager, aimer....

26 octobre 2007

Et après le massacre de Shakespeare...

Vint un spectacle magnifique!!!

Il n'en fallait pas moins pour m'en remettre. Je savais que ce qui m'attendait était merveilleux, mais Roméo et Juliette est aussi un texte superbe (n'était-ce cette version-massacre!).

Je vous le dis?

Je suis allée voir Porgy and Bess. Oui, oui, le Théâtre d'Harlem dans ma ville avec ce superbe opéra de Georges et Ira Gershwin. Ça a été un pur bonheur, les acteurs àla hauteur de l'évènement, trois heures de plaisir!

Si vous avez l'occasion, allez les voir, il me semble qu'ils sont en tournée en Europe, ils passeront sans doute en France.

L'histoire:

Années 30. Une ville de Caroline du Sud, des noirs exploités dans les champs de canne à sucre, certains pêcheurs, d'autres voyous, une histoire d'amour à sens unique et de trahison, de meurtre enfin et d'abandon. La musique, superbe, mélange jazz, blues (né dans la communauté noire du sud des U.S.A.), gospel, sous la main prodigieuse de Gershwin.

Un trio fatal entre Bess (belle,futile, à un moment repentante, mais traitresse enfin), Porgy (amoureux, loyal, juste, infirme, passionné) et Crown, (truand, macho, violent) vient servir de noyau à cette oeuvre où l'on aperçoit aussi la critique sociale aux blancs et où pour la première fois dans un opéra, des noirs sont les seuls protagonistes .

Allez-y!!!

Posté par oliveiraemflor à 18:49 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2007

Pauvre Shakespeare!!!

Mercredi dernier, je suis allée au théâtre, chose qui me remplit de beaucoup plus de bonheur dernièrement que mes sorties nocturnes de Pub en Pub (Pub=Bar avec piste de danse, pour les casaniers ou hiboux diurnes...).

J'avais pour la première fois accepté d'emmener ma grande Laura avec moi, malgré l'heure (21h), en pensant que Roméo et Juliette ne pouvait pas froisser son âme pure de 12 ans, eh oui, je crois que son âme est encore pure, et alors?

Bref, imaginez un peu Roméo et Juliette en version "cité" de banlieue, langage sexuel, macho, vocabulaire et geste oscènes, complètement déphasé (avec, en plus des retours totalement impromptus au langage original), la fête où ils se rencontrent, au lieu d'un bal, une beuverie dans un square!, alcool à gogo et pétards (je regardais de temps en temps ma petite pour voir si elle n'était pas trop chocked), Une Juliette en mini-jupe avec laquelle on a du mal à comprendre pourquoi elle ne part pas avec son Jules illico presto, puisque c'est une fille moderne, libre, rebelle... Un Roméo pas un sous romantique, qui la tâte partout avant de lui promettre mariage (oui, on a eu droit aussi aux corps nus sur un lit, imaginant ce qu'ils pouvaient faire devant tous ces spectateurs ébahis).

La dague s'est transformée en revolver, mais comme l'histoire est déja écrite depuis bientôt quatre siècles, la fin est la même (avec retour à ce superbe langage qui nous a fait rêvé en cours lorsqu'on a étudié Shakespeare à l'école)

Bref, pas besoin de vous dire que pour une première (de ma fille), c'est loupé! Nul! Archi Nul! Même elle a dit: "BOF!"

Versions modernes, ok, mais alors relookez tout, le texte aussi, sinon ce n'est ni Shakespeare, ni l'oeuvre du scénariste ou metteur en scène, c'est à peine une tentative de faire autre chose avec ce qui existe déja, et si ce qui existe est déja sublime, pourquoi vouloir le changer??? On connait le résultat!!!

Demain je vous raconte...hier j'ai fait une autre escapade, et je vous la raconterai dans le détail!

Posté par oliveiraemflor à 18:05 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 octobre 2007

UN AIR DE PRINTEMPS POUR CE DÉBUT D'AUTOMNE

LE PRINTEMPS

Sans aucun sens, sans aucun alibi,

Tu es entré en grand fracas

Dans ma vie.

Tu as posé tes pieds sur la table

Pour me dire “me voici”,

C’est fini.

Finis les doutes et les soupirs,

À toi de dire le dernier mot,

À toi de rire.

Depuis, je vis un double jeu,

Je trépide devant l’inconu

J’ouvre les yeux.

Et le monde est plus clair

Depuis que je le savoure

Sans oeillères.

Le même monde pourtant

Qui, il y a si peu de temps

Me glaçait les veines.

Le voilà qui m’ouvre les bras

Pour me dire qu’il y a

Des oasis.

Enfin c’est le printemps

Et c’est ma peau qui fleurit

Quand tu me prends.

Posté par oliveiraemflor à 12:32 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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