28 janvier 2008
Mon miroir
Mon miroir se fend
La gueule quand il me voit.
Il me sourit souvent,
Cligne un oeil et me renvoit.
Il joue des ombres et lumières,
Montre chaque ride du doigt,
Et, tel un guerrier dans son ornière,
Je lutte pour effacer les pattes d’oie.
Je lui crache à la face
En rebelle vaincue,
Mais sans trêve me parvient,
Du fond de la glace,
Son rire aigu:
“Tu viellis, tu n’y peux rien!”
Peur de vieillir
Et il le sait.
Peur de voir mes seins,
Ma peau flétrir
Puis sommeiller.
Pour ne découvrir un matin
Dans mon reflet nu
Qu’une inconnue.
© 2008- E. Oliveira
Commentaires
Lewis Caroll
Je comprends pourquoi Lewis Caroll a écrit "De l'autre côté du miroir"... ;-)
Joli texte.
C'est bizarre le mien de miroir il s'est tellement fendu la gueule qu'il s'est brisé, non mais à force de regarder une mamie il en pouvait plus
Allez tu es encore très belle et tu le sais l'image corporelle n'est pas toujours l'image de la beauté intérieure !
Bises
Et oui on n'y peut rien... Il y a déjà des petits bouts de moi que je ne reconnais plus vraiment... Tant pis, tant que reste le sourire :)
Nini-- Je ne parle pas de beauté, c'est secondaire évidemment, mais des traces qu'inévitablement le temps marue sur nous et le décalage entre l'idée qu'on a de nous et ce que le miroir nous renvoie...
Cielo--merci encore une fois
G-Mike, bienvenue et merci
L'amour conserve...
Gros bisous à toi
Mimi
Je suis juste passé sous l'olivier pour te faire un bisou et te dire que je pense à toi.
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